Une nouvelle arrivée dans l’équipe professionnelle du Diaconat

Stéphanie Lepicard a été recrutée le 14 janvier 2025, sur le poste de « chargé de mission opérationnel » occupé par Nathan jusqu’à juillet 2024. Sa solide expérience d’assistante sociale et sa personnalité engagée vont enrichir l’action du Diaconat.

J’ai 36 ans, je suis originaire de St-Étienne et j’ai fait mes études à Lyon. Je suis assistante sociale depuis 2011 et j’ai travaillé dans plusieurs institutions différentes, dans le public et le privé, à Lyon, en Ile de France et à Grenoble. En région parisienne, j’étais en inter-entreprises, sur des actions réparties sur un large territoire.

Un de mes souhaits en arrivant à Grenoble il y a trois ans était de trouver un poste ancré dans un territoire plus petit, en lien avec des partenaires locaux.

J’occupais un poste de remplaçante au Département de l’Isère et j’ai postulé au Diaconat en décembre 2024 : après toutes ces années à travailler majoritairement à partir de dispositifs, je voulais m’ancrer davantage sur le terrain, me rapprocher du public. Au Diaconat, je peux exprimer et partager mes valeurs chrétiennes et aller au-delà de l’action sociale : accompagner les gens au plus près, encourager leur « pouvoir d’agir » en les faisant participer. Enfin, j’ai été attirée par la variété des actions à mener.

Mon poste comprend trois orientations : j’interviens à l’Échoppe, à l’Escale et à l’Entraide.

À l’Entraide, deux lundis par mois, je prépare les dossiers pour la commission d’entraide financière en lien avec les assistantes sociales d’autres structures. Je participe à la commission, où les bénévoles évaluent les demandes d’aide et décident des suites à donner.

À l’Échoppe, le mardi après-midi, lors de la permanence d’inscription à la distribution alimentaire et d’accès aux droits, les bénévoles voient une quinzaine de personnes en entretien.

Moi je vois celles dont il faut évaluer le dossier pour vérifier si l’ensemble de leurs droits sont ouverts (en fonction de leur plafond de ressources par personne) ou si on les oriente ailleurs, ainsi que les personnes qui nous sont envoyées par d’autres assistantes sociales.

Ces deux missions à l’Entraide et à l’Échoppe sont des missions classiques qui correspondent tout à fait à mon métier d’assistante sociale.

Il y a d’autres tâches qui sont plus nouvelles pour moi : je suis présente à l’Échoppe à la distribution alimentaire du jeudi, et chargée des ateliers de cueillette et glanage.

L’objectif est de recréer un réseau de producteurs qui permettra aux personnes aidées par l’Échoppe d’aller cueillir des légumes ou des fruits à la campagne pour participer aux actions et sortir de leur quartier. Pour l’instant on visite des fermes autour de Grenoble. J’y vais avec une bénévole et une ou deux personnes accueillies : c’est un bon moyen pour expliquer notre projet et se faire connaitre par les agriculteurs.

J’apporte un soutien technique à l’équipe de bénévoles sur les activités du mercredi. On essaie de créer un réseau et des partenariats avec des associations qui hébergent des gens dans le quartier, afin d’accueillir un public plus diversifié à l’Escale. L’Escale est un accueil de jour inconditionnel, qui pourrait prendre le relai pour leur offrir un moment de répit l’après-midi.

Je suis très contente de mon poste. Les missions sont variées et se complètent. Par expérience, je suis habituée à travailler sur différents lieux et à passer d’un sujet à l’autre. Cela donne une vision globale et je peux favoriser le décloisonnement en lançant des passerelles : par exemple, la commission d’Entraide peut donner un coup de pouce financier à des personnes de l’Escale ou de l’Échoppe. Et les adhérents de l’Échoppe qui se sentent isolés peuvent aller à l’Escale pour créer d’autres liens.

C’est la première fois que je travaille avec des bénévoles.

C’est enrichissant car chacun a sa place et on se complète : l’ancienneté de certaines bénévoles qui ont connu toute l’histoire de ces lieux contribue à la transmission de l’activité et de ses valeurs.

Avant de postuler ici, cela faisait plusieurs années que je me posais la question : « comment aligner mes valeurs avec mon travail ? ». Avant, j’avais parfois l’impression de répondre à des politiques publiques loin des personnes vraiment concernées. Mais ici on part de la réalité vécue par les personnes, on est sur leur quartier, proches de leur habitat, on se met à la hauteur de leurs besoins et on essaie de répondre à leurs attentes.

Je suis encore dans une phase de découverte du Diaconat : être invitée et présente à l’AG au temple m’a beaucoup touchée, et cela m’a permis de mieux connaitre l’engagement des bénévoles dans les différentes actions du Diaconat.

En conclusion, je vis cette fonction dans deux dimensions : l’une, opérationnelle, dans des activités déjà bien rodées, dans le temps court ; l’autre, dans le recul, en prenant le temps de réfléchir à des projets. Cela me convient très bien !

Propos recueillis par Élisabeth Olléon

Retour en haut