La brocante, maillon essentiel de l’économie circulaire et de la solidarité

Le samedi 30 mai, le Diaconat organisait sa brocante de printemps sur le parvis du temple de Grenoble. De nombreux visiteurs sont venus chiner, attirés par les stands et par la musique de l’orgue qui s’échappait du temple, grâce aux doigts inspirés de Denis.

Beaucoup de vaisselle, de verres, de textiles, de jouets, de bijoux et de livres…

Et aussi des objets incongrus ou insolites, comme cette tête sculptée d’une déesse grecque ou égyptienne, ce fer à gigot en argent qui permet de fixer l’os du gigot pour découper la viande, cette assiette décorée des Spice Girls, cette Jeannette spéciale pour repasser manches et jupes plissées, ces bizarres supports dorés pour salle de bain, et bien d’autres encore…

Eh oui, la brocante donne une seconde vie à des objets parfois oubliés au fond d’un placard ou d’un grenier, incitant à leur réutilisation, évitant ainsi l’incinération ou l’enfouissement d’objets encore utiles : un bel exemple d’économie circulaire. En favorisant l’achat d’occasion, elle réduit la surconsommation et l’utilisation de ressources naturelles et d’énergie pour fabriquer des objets neufs.

Elle permet aussi un brassage de population, crée des échanges sur place et anime ce quartier plutôt tranquille, à proximité de Chez Téo, ouvert et accueillant pour l’occasion.

Les acheteurs sont des habitués du Temple et du Diaconat, des habitants du quartier, attirés par la banderole en place depuis quelques semaines, ou des passants se trouvant là par hasard…

Comme cette jeune famille russe qui a tout de suite repéré le vase en bois peint de son pays, ou ce papa camerounais conquis par de magnifiques verres à pied rouges qu’il a fallu emballer très soigneusement pour la sacoche de son vélo, ou encore cette galeriste du quartier séduite par un collier de perles blanches…

Toutes sortes d’acheteuses et d’acheteurs, de toutes origines ou classes sociales, précédés dès le déballage par quelques antiquaires au regard aiguisé.

La brocante du 30 mai a rapporté près de 1 700 euros au Diaconat, une somme qui sera utile à la commission d’entraide pour aider des personnes dans le besoin à payer leur facture de gaz ou des soins dentaires, par exemple. C’est un bénéfice bienvenu pour une journée joyeusement partagée par plus d’une quinzaine de bénévoles prêts à donner une partie ou la totalité de leur samedi pour la bonne cause.

Un grand merci à toutes et tous les bénévoles de ce samedi !

Saviez-vous que, déjà en 1906, première année d’existence de l’association du Diaconat Protestant de Grenoble, plus de la moitié des recettes provenaient de la « vente de charité » organisée par les « dames du Diaconat » ? C’est ce qu’on peut lire dans le compte-rendu de la première assemblée générale du Diaconat, soigneusement conservé dans nos archives !

Alors si les objets anciens, les valeurs de l’écologie et de la solidarité vous parlent, venez rejoindre les bénévoles de la brocante en contactant le Diaconat par l’adresse contact de son site.

Elisabeth Olléon, Bureau du Diaconat

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