L’équipe de l’Échoppe gagne le prix « coup de coeur » au défi cuisine de la Métro

Dans le cadre d’un appel à projets de l’ARS Auvergne Rhône-Alpes, la métropole de Grenoble a organisé en 2024 un défi cuisine intitulé « Le climat dans mon assiette », ouvert aux dix quartiers prioritaires de la politique de la ville.

Objectifs : sensibiliser leurs habitants à l’importance de choisir des produits locaux et des modes de consommation respectueux de l’environnement en soutenant une alimentation plus saine et accessible ; favoriser l’inclusion sociale en renforçant la cohésion autour des valeurs de durabilité et de solidarité et en faisant travailler ensemble les différents acteurs associatifs engagés dans ces quartiers.

L’information a été donnée aux adhérents participant à l’atelier cuisine de juin, et au départ il n’y avait qu’une volontaire !

Mais en octobre, une équipe de 8 s’est constituée, motivée et coordonnée avec enthousiasme par Nathalie Carlin, salariée du Diaconat : 5 adhérentes (Fatima, Kamila, Nelly, Siham et Souad), 2 bénévoles (Marlyse et Brigitte) et la diététicienne (Carole), avec plusieurs supporteurs. Un groupe Whats App a été créé. L’inscription a pu se faire avant la date limite du 18 octobre.

Plusieurs ateliers ont été organisés par la Métro en partenariat avec l’AGEDEN et le Pôle Education promotion santé environnement (ESE) 38 pour expliquer le fonctionnement du défi et sensibiliser les gens aux enjeux climat / alimentation / santé.

Les cuisinières de l’Échoppe y ont appris plein de choses sur les liens entre alimentation et climat, les gaz à effets de serre et les exigences du défi !

Pour l’équipe de l’Échoppe, les recettes ont été choisies, discutées, mises au point et testées fin octobre pendant un atelier cuisine particulièrement animé.

Le défi a été réalisé le mardi 3 décembre dans la cuisine du centre social de la Bajatière pendant près de quatre heures. Les deux plats ont été terminés un peu en avance, et présentés à 18 h à un jury de cinq personnes venu les gouter et les évaluer.

Un burger végétal très appétissant à base de lentilles, betteraves rouges, flocons d’avoine mixés en farine, ail, échalote et épices.

Sur le steak végétal, des oignons rouges émincés,

et, pour remplacer le ketchup : une crème de potimarron et une sauce blanche à base de moutarde et de yaourt de soja.

Le burger est servi dans d’exquis petits pains pétris, levés et cuits sur place par la cuisinière experte Siham, et accompagné de légumes de saison : « frites » de patate douce et salade de chou rouge.

Une compotée de coings et de pommes (cuites avec les épluchures !) avec au centre une purée de kakis, servie avec un délicieux biscuit aux noix fait sur place.

Les kakis ont été donnés par la propriétaire d’un jardin du Grésivaudan, les noix sont locales, comme les patates douces qui ont été achetées à un prix très bas à un producteur bio de Sassenage car elles avaient une taille « atypique » non commercialisable. Les autres produits viennent d’épiceries solidaires et locales comme EPISOL et Au Local.

Pendant trois heures, les huit cuisinières se sont activées en suivant leur planning : d’abord craquer les noix et cuire les biscuits ; préparer et faire lever la pâte à burger avec la levure de boulanger ; préparer la mixture des burgers mais aussi couper et cuire au four les patates douces, hacher le chou  pendant que d’autres épluchent et cuisent les fruits.

À 17 h 15, c’est quasiment fini ! Tout est cuit !

17 h 30 : Bonne fatigue, grande excitation, et petite angoisse… Dernier débriefing :

  • Comment dresser les assiettes et soigner l’esthétique
  • Comment servir avec élégance et se présenter au jury
  • Et oser prendre la parole pour présenter les recettes

Il a aussi fallu peser les déchets et les produits compostables !

      Le jury, composé d’une diététicienne, d’un représentant de la Métro, d’une représentante de la Ville de Grenoble, de deux représentants d’associations, a dégusté les plats avec plaisir, ainsi qu’une douzaine de supporteurs de l’Échoppe.

      Ensuite 6 semaines d’attente !

      Car il y a dix équipes en compétition : Le Rocher (quartier Mistral), Jardin sans frontières, L’échoppe (Teisseire), la Pirogue (Abbaye), Atypik (quartier Alima, Très Cloitres), ODTI et Improdett, Maison des Habitants de Fontaine, Régie de quartier de Grenoble (Villeneuve), la Machinerie (Villeneuve), Mosaïque café (SMH).

      Le samedi 18 janvier, lors d’une grande manifestation festive au Bar Radis, toutes les équipes étaient réunies pour entendre les résultats.

      Les organisateurs et élus ont exprimé leur satisfaction devant l’implication des habitants, l’engagement des associations et collectifs et les divers partenariats noués lors de cette action avec Episol, Au local, le Bar Radis …

      La plupart des équipes ont réussi à cuisiner pour 3 € par personne ou moins. La Maison des Habitants de Fontaine a obtenu la meilleure note pour le prix « Le climat dans mon assiette », suivie par La Pirogue qui a eu le prix de l’originalité et de la créativité, et par l’Échoppe qui a eu le « coup de cœur », ex-aequo avec La Machinerie.

      Le Diaconat a été félicité pour la cohésion et l’engagement de son équipe, le gout et l’aspect bluffant en trompe-l’œil du steak végétal (qui ressemblait à de la viande !) et l’originalité de son dessert qui a ravi les papilles du jury.

      « C’était un vrai défi car les participantes ne se connaissaient pas. Et il a fallu trouver un lieu pour cuisiner. Grands remerciements à la MJC Bajatière. Maintenant on a une vraie équipe, elles sont devenues amies ! » (Marlyse)

      «  Chaque membre de l’équipe vient d’un quartier différent autour de l’Échoppe (Malherbe, Bajatière, Jouhaux-Abbaye). C’était un défi d’expliquer la notion de « climat dans l’assiette » à nos participantes. Les fiches de l’association AGEDEN (mission de promotion de la maîtrise de l’énergie) ont bien aidé. Merci à Nelly qui a été la première inscrite dès le mois de juin et a tenu bon comme seule inscrite pendant plusieurs semaines. » (Nathalie)

      Et nos adhérentes, enthousiastes :

      Élisabeth Olléon, référente de l’Échoppe au Diaconat

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