Le réseau Esaïe est constitué de foyers d’accueil (familles ou personnes seules) qui hébergent chez eux des personnes migrantes sans titre de séjour (mineurs isolés, personnes déboutées du droit d’asile…) n’ayant pas d’autres solutions d’hébergement. Certaines ont connu la rue avant d’avoir été dirigées vers le réseau par des structures partenaires.
Les foyers constituant le réseau accueillent en alternance pour des périodes de deux à trois semaines (ou plus) selon leurs possibilités. Les personnes accueillies bénéficient ainsi d’un toit et peuvent plus facilement envisager de suivre une formation et de construire leur parcours d’intégration.

Actuellement 23 foyers sont actifs au sein du réseau Esaïe, ce qui permet d’accueillir 4 à 5 personnes en même temps. Certaines étant en pause pour des raisons diverses, l’arrivée de nouvelles familles est donc toujours bienvenue pour faciliter la gestion des plannings qui peut s’avérer difficile, surtout pendant les périodes de vacances scolaires.
Un engagement dans le réseau n’implique pas automatiquement un accueil régulier. Toutes les offres d’accueil, mêmes irrégulières sont bienvenues.
Si vous décidez de rejoindre le réseau Esaïe, vous ne serez pas seul.
Le comité de pilotage assure le suivi des personnes accueillies et fait le lien avec les foyers accueillants, mais aussi avec d’autres associations impliquées dans l’accompagnement des personnes migrantes.
Trois à quatre fois par an, le comité de pilotage réunit l’ensemble des foyers accueillants pour échanger sur le déroulement des séjours et tout autre sujet en lien avec l’accueil.

Il y a aussi des moments festifs comme ce samedi 28 mars autour d’un repas africain qui a réuni une trentaine de personnes : familles et personnes accueillies actuellement et dans les années passées.



Tous les plats ont été préparés la veille sous la direction des personnes accueillies.
Au menu, nous avons pu nous régaler d’un mafé de poulet et d’un mafé de bœuf accompagné de riz, d’un thiep, de bananes plantain frites, de gâteaux, d’un thiakry au grain de millet et de jus de bissap. Après le repas, les plus jeunes ont entrainé les plus anciens dans quelques danses sur des airs de rumba congolaise. D’autres ont slamé. On a aussi fêté un anniversaire.
Alors, si l’aventure de l’accueil et de l’amitié vous tente, le réseau est prêt à s’agrandir avec de nouvelles familles. N’hésitez pas à nous contacter en passant par l’adresse contact du site Internet du Diaconat.
Patrick Astier, Bureau du Diaconat, membre du réseau Esaïe

