À l’assemblée générale du Diaconat, les bénévoles prennent la parole en musique et avec joie

L’assemblée générale du Diaconat Protestant de Grenoble a eu lieu dimanche 23 mars 2025 au Temple. La thématique « Être bénévole au Diaconat » a mis à l’honneur le travail des bénévoles dans le nouveau groupe Ensemble et toutes les autres activités du Diaconat.

Le président Jean-Marc Lefebvre a rappelé dans son rapport moral les points forts des cinq activités clés du Diaconat en 2025 : l’Échoppe (distribution alimentaire), l’Entraide (aide financière ponctuelle), le réseau Esaïe (hébergement), l’aide aux détenus et l’Escale (accueil de jour).

Il a aussi évoqué les partenariats et les projets Accompagnement des publics aidés par le Diaconat et En-Act (régularisation par le travail) mis en œuvre par les salariés. Et il a terminé en remerciant les bénévoles, salariés, donateurs et partenaires du Diaconat.

Toutes ces actions sont décrites en détails dans le rapport d’activité.

La trésorière et le trésorier-adjoint, Dominique Razaka et Philippe Glasser, ont présenté les grandes lignes du compte de résultats 2024 : bon maintien des recettes grâce aux dons et aux subventions ; augmentation des dépenses, notamment pour l’Entraide, la distribution alimentaire (achat de nourriture bio grâce à des subventions ciblées) ; maintien des dépenses élevées des ressources humaines (salariés). Le compte d’exploitation est finalement assez similaire à celui de 2023. Le solde est positif de 1 547 euros pour un total de recettes réalisé de 257 298 euros.

Les 129 personnes présentes ou représentées ont salué le travail d’équipe des deux trésoriers, en votant le quitus et en approuvant à l’unanimité le rapport financier 2024 et le budget prévisionnel 2025.

Depuis sa création en 1906, le diaconat remplit sa mission d’aide aux plus démunis grâce au travail de dizaines de bénévoles, dont la participation est essentielle même s’il y a aujourd’hui des salariées qui apportent des compétences techniques et du temps pour mener à bien les projets. Une réflexion est en cours pour améliorer le recrutement, l’accompagnement et le suivi des bénévoles.

C’est à l’Échoppe, au marché de Noël (avec les bénévoles de l’Église) et dans le réseau Esaïe que les bénévoles sont les plus nombreux (plus de 30 pour chaque action), les autres actions mobilisant de 2 à 8 bénévoles. Il faut également mentionner le bénévolat de gouvernance : le travail du comité (CA) du Diaconat, de son Bureau et des différents comités de pilotage.

De nombreux bénévoles ont plusieurs casquettes et croisent ainsi les activités.

Guitare à la main, Daniel Imizcoz a présenté une nouvelle activité du Diaconat, avec trois autres bénévoles, Marjolaine Freychet, Catherine Mulet et Ariane Wallet, en faisant entonner par l’assemblée le chant « Ensemble, nous avons marché… ».

Ces « quatre mousquetaires » viennent en aide aux paroissiens et à leurs proches, selon trois principes : une aide de proximité pour rompre l’isolement, soulager et accompagner les personnes dans diverses démarches ; une action de solidarité et d’échanges ; et une interdépendance pour orienter les personnes vers des solutions, soit vers des services de droit commun, soit  au sein du Diaconat (à l’Entraide, l’Escale  ou l’Échoppe).

En musique !

Cinq bénévoles sont venus témoigner de leur travail au Diaconat et de ce que le bénévolat leur apporte.

À l’Échoppe depuis 6 ans, j’ai été sollicité pour donner un coup de main le mercredi, où le travail nécessite un peu de forme physique pour décharger le camion et porter les caisses. J’ai réalisé qu’étant jeune et en bonne forme, c’était un don utile pour l’Église et le Diaconat, alors que nos bénévoles sont pour la plupart plus âgés. J’ai d’ailleurs fait le choix en général dans ma vie depuis quelques années de m’engager là où je me sens appelé, notamment dans des activités gratuites, et de travailler (un peu, ce qui est juste nécessaire) à côté.

Je trouve à l’Échoppe une ambiance agréable, où je vis des moments de fraternité avec mes frères et sœurs de foi dans un contexte différent que celui du culte. J’y ai fait de belles rencontres, notamment un ami qui m’est cher et que j’ai rencontré par hasard là-bas. (Jérémy)

Cela fait 6 ans que nous sommes dans le réseau Esaïe. Nous avons accueilli une vingtaine de jeunes pour des périodes de 2 à 3 semaines. Cela représente une certaine charge mentale, surtout depuis que nous accueillons de plus en plus de mineurs. Nous ne connaissons pas leur parcours et ne prenons pas en charge leurs questions administratives, ils sont suivis par ailleurs par des associations spécialisées.

Nous sommes touchés par le courage et la détermination qui les habitent. Bien qu’ils soient pudiques, on comprend qu’ils ont vécu des choses difficiles. Ils sont souvent fatigués, parfois tristes. Nous essayons de leur procurer bienveillance et sécurité, pour qu’ils puissent se poser. Ce n’est pas toujours facile, nous avons parfois nos propres soucis, mais le réseau est un appui indispensable. Nous sommes heureux de faire partie de cette aventure, elle nous permet de faire un temps partie de la vie de ces jeunes, d’élargir nos horizons et de laisser tomber certains préjugés. (Marie et René)

Plus de 400 mineurs sont à la rue à Grenoble.

J’ai décidé de rejoindre le Diaconat il y a cinq ans car je voulais aider et servir. Le Diaconat me paraissait évident au vu de mes racines protestantes cévenoles. On m’a proposé de prendre la suite d’une bénévole qui était chargée de l’aide aux détenus, ce que j’ai fait il y a trois ans. C’est une activité qui se fait en lien avec le Secours Catholique et l’administration pénitentiaire. Nous attribuons les aides, rédigeons des courriers et participons à la confection et la distribution des cadeaux de Noël aux détenus. Les réponses sont peu nombreuses, mais toujours très touchantes. Une réflexion est en cours sur la façon d’aider les détenus autrement. Notre première commission s’est tenue la semaine dernière, avec 11 demandes de détenus, un vrai succès ! (Christian)

Le Diaconat intervient à la maison d’arrêt de Varces.

Crédit photo : Ye Jinghan sur Unsplash

Élisabeth Olléon, Bureau du Diaconat

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