NON à une loi inhumaine, indigne et… sans effet sur l’immigration !

L’immigration c’est la question phare du moment. Le discours dominant est le rejet de « l’étranger » et son utilisation politique, pour ne pas dire politicienne.

Parlons des lois : Ce sera la 22ème en 30 ans ! Alors que les migrations sont le lot de toute l’humanité quelles que soient les périodes, les droits humains essentiels des personnes migrantes sont de plus en plus bafoués. La loi de 2023 sera essentiellement répressive. C’est un projet dont plusieurs mesures portent fortement atteinte au droit d’asile, au droit à la santé, au droit inconditionnel à l’hébergement, tout en refermant encore davantage les possibilités de régularisation car il est aussi question de supprimer son volet de régularisation par le travail…

Parlons du travail : Les exilés veulent travailler, ils ont des compétences, beaucoup ont des formations dans les métiers en tensions (bâtiment dans tous ses corps de métiers, métallurgie, aide à domicile ou dans les EHPAD, restauration, etc). Les employeurs et leurs organisations professionnelles expriment les conséquences de cette pénurie et se disent prêts à embaucher pourvu que les exilés concernés soient régularisés.

Face à la pénurie de main-d’œuvre rencontrée par certains secteurs (bâtiment, aide à domicile…), l’article 3 du projet de loi initial crée une carte de séjour d’un an « travail dans des métiers en tension ». Les travailleurs irréguliers pourront demander leur régularisation au titre de cette nouvelle carte qui sera délivrée automatiquement, sous certaines conditions (ancienneté de séjour d’au moins trois ans en France, expérience de huit mois pendant les derniers 24 mois dans un métier ou une zone géographique en tension). Cette carte sera expérimentée jusqu’à fin 2026, avant son éventuelle pérennisation. Les employeurs n’auront pas de démarches à faire, la carte valant autorisation de travail. À l’heure actuelle, les travailleurs sans papiers employés dans ces secteurs peuvent obtenir une carte « salarié » ou « salarié temporaire » mais il s’agit de régularisations exceptionnelles à l’initiative des employeurs.

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