Pendant le confinement, le réseau Esaïe continue à partager la joie de l’accueil de l’étranger

L’actualité du Diaconat protestant en temps de confinement – 9 avril 2020
9 avril 2020
L’Escale St-Marc reprend ses permanences le jeudi 11 juin à 14 h
17 juin 2020
Voir tous

Pendant le confinement, le réseau Esaïe continue à partager la joie de l’accueil de l’étranger

Ce réseau d’accueil, constitué de familles et de personnes seules, permet d’héberger à tour de rôle un étranger chez un particulier. Le comité de pilotage s’occupe d’organiser les séjours et le passage d’une famille à l’autre. Les familles en cours d’accueil au moment du confinement ont, sans hésitation, décidé de prolonger les séjours jusqu’à sa fin. Avec l’allongement des séjours, les liens se sont resserrés.

Le réseau Esaïe, une organisation particulière

Les personnes accueillies à Esaïe « tournent » dans les familles, le temps de d’obtenir un titre de séjour, et/ou, pour les jeunes, de passer un CAP ou un bac pro. Cette rotation est la solution qu’a trouvé le réseau pour lever les freins à la volonté d’accueillir, une installation trop longue des personnes pouvant mettre en péril la vie familiale. Ceci permet aux accueillis de connaître de nombreux Français, avec des effets « tremplin » intéressants : un soutien affectif inestimable et un soutien administratif facilitant l’insertion ; certains hôtes s’engagent dans un « cheminement » pour les diverses démarches avec les migrants.

Confinement : soutien scolaire contre petits travaux

Le choix pris par les ménages de prolonger l’accueil durant tout le confinement a permis aux jeunes scolarisés d’avoir accès aux devoirs préconisés par leurs enseignants via l’ordinateur de la famille où ils sont et de bénéficier d’un important soutien scolaire de l’accueillant, chose impossible en temps ordinaire, quand l’accueillant travaille. Autre constat : tous, jeunes ou adultes, ont à cœur de proposer des coups de main, jardinage, nettoyage, bricolage…

Don et contre don : une relation fondée sur la réciprocité :

Nous savons bien qu’à Esaïe, en temps normal les relations sont fondées sur des rapports dissymétriques : il y a ceux qui « offrent » le gîte et le couvert, et ceux qui le « reçoivent ». Le confinement casse momentanément cette inégalité et met en avant la réciprocité des échanges. Il donne aux accueillis la possibilité de concrétiser leur désir de reconnaissance…

Contact : anne-marie.cauzid@orange.fr

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *