Le réseau Esaïe et les Mineurs Isolés Étrangers déclarés majeurs
29 août 2016
Randonnée musicale : le violoncelliste Eric Longsworth sur le sentier des Huguenots fait étape au temple de Grenoble
31 août 2016
Voir tous

Chantier de jeunes bénévoles cet été

Seize jeunes des quatre coins du monde sont venus aider les personnes en précarité à Grenoble

Cet été le Diaconat Protestant, en partenariat avec le Secours Catholique, Le fournil, Point d’eau et la banque alimentaire de l’Isère a organisé un chantier de jeunes bénévoles. L’objectif était de compenser la baisse des bénévoles habituels pendant l’été pour mieux continuer nos missions auprès des plus précaires.

Le Dauphiné Libéré a consacré une page sur cette action dans son numéro du 13 août: chantier jeunes bénévoles été 2016

article de Garlonn GAUD extrait de cette page

Ils viennent d’Ukraine, de Russie, de Turquie, d’Italie, d’Espagne, de Corée du Sud ou de France et ont une chose en commun : ils sont bénévoles dans des associations qui aident les grands précaires à Grenoble. Grâce aux chantiers Concordia, ces jeunes de 19 à 30 ans sont venus passer trois semaines dans la capitale des Alpes pour aider cinq associations grenobloises : le Secours Catholique, l’Échoppe, le Fournil, Point d’eau et la Banque alimentaire.

moins de bénévoles mais toujours autant de précaires en été

« L’été est un moment critique, explique Sylvain Gery, direc­teur de la Banque alimentaire. Dans notre structure, nous avons la chance d’avoir un ré­seau de bénévoles très dense, donc on ne ferme jamais l’été, mais parmi les 84 associations conventionnées avec lesquel­les nous travaillons, certaines sont paralysées à cette pério­de, faute de volontaires. Et nous voulions une continuité dans l’aide alimentaire. Le Diaconat Protestant (qui gère l’Échoppe, NDLR) a donc eu l’idée de faire appel à des jeu­nes et grâce à Concordia, ces associations n’ont pas fermé. » Les tâches effectuées par ces seize jeunes sont donc les mê­mes que font tous les bénévo­les : préparation de colis ali­mentaires à destination de fa­milles, d’étudiants précaires ou de demandeurs d’asile à l’Échoppe ; manutention, pré­paration de commande, pesée et distribution aux associa­tions à la Banque alimentaire ; préparation de 80 à 100 petits­ déjeuners et accueil des sans­ abri au Secours Catholique ; accueil et aide aux grands pré­caires à Point d’eau et produc­tion de repas, accueil et net­toyage au Fournil.

Les raisons qui ont poussé ces bénévoles à venir des qua­tre coins du monde sont à peu près les mêmes pour tous : l’envie d’aider et de « se sentir utile », bien sûr, mais aussi cel­le d’acquérir de « l’expérience de la vie », de s’enrichir en voyageant, de perfectionner son anglais ou son français. À une semaine de la fin de leur séjour, la plupart se disent « heureux » d’avoir fait cette expérience, même s’il « est difficile de voir qu’il y a tant de gens en détresse ».

« Un chantier Concordia, c’est un voyage immobile »

Pour les encadrer, deux ani­mateurs, eux aussi bénévoles, se chargent de leur program­me et de tous les à­côtés (loge­ment, nourriture…) Miriam est allemande et Mickaël, français. Si c’est une première pour la jeune femme, Mickaël en est à son troisième chantier. « Mais le premier en tant qu’animateur. L’expérience est donc différente, nous som­mes là en appui pour les volon­taires. » Le jeune homme de 25 ans est convaincu des bien­faits de ce type de projet. « Un chantier Concordia, c’est un voyage immobile : chacun ap­porte sa langue, sa religion. Les bénévoles apprennent beaucoup les uns des autres. Et ici, ils apprennent aussi beaucoup au sein des associa­tions. C’est une super expé­rience ! »

groupe jeunes bénévoles

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *